Beaucoup d'élèves se dispersent dans leur travail. Quel que soit le nombre d'heures passées sur leur bureau, ils atteignent rarement ce sentiment de maîtrise qui apaise l'esprit. Ce qui leur manque, c'est une feuille de route bien construite, claire et exigeante, qui les guide, les rassure, et leur fait gagner du temps. Mon rôle est de leur donner cette direction, pour qu'ils travaillent mieux, sereinement, et avec plaisir.
Ancien élève au Lycée Lyautey de Casablanca, ce n'est qu'après le baccalauréat que j'ai véritablement pris goût aux sciences. En classes préparatoires surtout, j'ai découvert le grand écart de niveau, de rigueur et d'esprit critique qui sépare la Terminale des études supérieures. J'ai compris aussi que, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas la facilité qui donne envie d'apprendre, mais l'exigence et le challenge intellectuel.
Durant mon parcours académique, que ce soit en prépa, en grande école d'ingénieur, ou en Angleterre, j'ai été exposé à différentes méthodes d'enseignement. Certaines m'ont séduit par leur clarté et leur dynamisme, d'autres m'ont perdu par leur froideur. Je me suis parfois ennuyé devant des cours qui pourtant auraient dû me passionner, et me suis réjoui devant d'autres qui semblaient, a priori, ne rien promettre. Je me suis forgé ma propre idée de ce qu'était une leçon, une démonstration, un apprentissage.
J'ai travaillé dans l'industrie, dans la tech, en tant qu'ingénieur IA et concepteur d'algorithmes, mais l'expérience qui m'a le plus fait grandir a été sans hésitation ma prise de fonction en tant qu'enseignant au sein de prestigieux établissements parisiens. J'ai eu la chance de suivre et d'accompagner plus de 300 élèves à des périodes de leur vie où le doute se conjuguait à l'urgence. Dans cette salle de classe, où je tentais d'expliquer la chute des corps à des jeunes têtes qui ne rêvaient que d'ascension, j'ai compris que j'aimais transmettre et, comme on dit, donner le goût des choses.
Beaucoup d'élèves et d'enseignants s'enferment dans un schéma d'apprentissage pénible, chronophage, et contre-productif. La forme qu'a prise le baccalauréat ces dernières années les pousse à répéter machinalement des phrases et des formules sans véritablement savoir ce qu'ils font, puis à faire le maximum de « types bac » en espérant retomber en boucle sur ce qu'ils ont déjà fait. Or, le rôle de l'école est précisément de préparer les élèves à affronter ce qu'ils n'ont « pas encore vu ».
Je construis toujours mon cours à partir des compétences réellement demandées au baccalauréat (elles sont en réalité plus nombreuses et précises que celles inscrites au programme officiel). Je mets un point d'honneur à toujours expliquer d'où viennent les formules et ce qu'elles disent vraiment. Je veux que les élèves comprennent ce qu'ils font et soient actifs pendant le cours, toujours rythmé par une discussion, car le raisonnement doit aussi venir d'eux-mêmes pour qu'ils se l'approprient.
Le cerveau n'est pas un ordinateur, et on n'y stocke pas de données comme dans un data center. Il lui faut du temps. Ce n'est pas parce qu'on a « fini » un chapitre qu'on le considère comme acquis. C'est pourquoi je prends régulièrement quelques minutes pour rappeler ce qu'on a fait dans les chapitres précédents, poser des questions pour vérifier que rien n'est oublié. Aussi, dès que je le juge nécessaire, j'organise des résolutions de problèmes et des bacs blancs qui permettent aux élèves de réactiver leurs connaissances et ainsi de gagner en sérénité.
Pour les élèves qui voudraient poursuivre des études scientifiques après le baccalauréat, je proposerai, à partir du début du troisième trimestre, des sessions supplémentaires spécialement conçues pour les préparer au supérieur. Cela leur permettra à la fois d'avoir une idée de « ce qui les attend », mais aussi, pour ceux qui ne s'amusent pas assez en Terminale (et il y en a beaucoup plus qu'on le croit), d'aiguiser leur curiosité intellectuelle.
« Rien dans la vie n'est à craindre, tout est à comprendre. »
Mais dans tout ça, on l'oublie souvent, il y a le plaisir, condition pourtant nécessaire à tout apprentissage. Donner envie de savoir est la mission la plus importante de tout enseignant.
Au Maroc, j'ai souvent entendu la phrase « j'ai fini mes études ». Je ne l'ai jamais comprise. C'est comme si on disait « j'ai fait du sport jusqu'à mes 23 ans, c'est bon, j'ai fini ». On oublie souvent que l'activité intellectuelle est pareille à l'activité physique : elle est bonne pour le corps, pour l'esprit, et elle aide à mieux vieillir. C'est aussi pour ça que mon projet s'appelle Le Socle. Il ne s'agit pas simplement de transmettre les outils qui permettront d'aller plus loin et mieux, mais aussi d'en donner l'envie, et pour longtemps.
J'invite les parents à donner l'exemple, à ne pas simplement demander « tu as révisé ? » ou "tu as eu quelle note ?", mais aussi : « alors, raconte-moi, vous faites quoi, à l'école, en ce moment ? »
« Fall in love with some activity, and do it! Nobody ever figures out what life is all about, and it doesn't matter. »
Pour l'instant, je n'accompagne que les élèves de Terminale Spécialité Physique-Chimie. Mais j'insiste sur un point : j'accueille les élèves quel que soit leur niveau, leurs lacunes ou leurs doutes, je ne juge jamais la qualité d'une personne à ses compétences scolaires. Un cours particulier doit donner confiance et sérénité, surtout pas l'inverse. Je reste disponible par téléphone toute la semaine pour répondre aux questions et difficultés de mes élèves : je ne veux pas offrir seulement des cours, mais surtout un vrai suivi, un support.
Il peut bien sûr arriver de rater quelques cours. Mais pour assurer un suivi cohérent, ne pas enrayer la dynamique collective des groupes, et surtout éviter le cours-opération-sauvetage la veille du contrôle et qui ne mène à rien, j'invite chacun à la régularité et à l'assiduité.
Je propose deux emplacements : un bureau Rue Molière (Racine, Rond-Point des Sports), à proximité du Lycée Lyautey, et un autre sur le Boulevard Abdelhadi Boutaleb, en face de Terre Océane, à proximité du Lycée Léon l'Africain. Les cours à domicile restent possibles sous certaines conditions.
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